

Durée prévisionnelle 40 minutes
Création (version radiophonique) le 15 décembre 2026 au milieu / Le phare à lucioles, à Sault (84)
Une enquête documentaire et sonore d’Anne-Julie Rollet
Aide à la réalisation Fabien Fischer
Auteur associé Antoine Mouton
Oreille extérieure et improvisation Anne-Laure Pigache
Accompagnement & aide au montage Jean-Baptiste Imbert - Studio Euphonia
Aïcha Algéria a reçu l'aide à la création radiophonique du Ministère de la Culture en 2024.
Production : Les Harmoniques du Néon
Coproductions & accueils en résidence : Phonurgia / Studio Euphonia - Radio Grenouille ; Athénor - CNCM de Saint-Nazaire ; CIMN - Les Détours de Babel ; GRAME - CNCM de Lyon
Soutiens DRAC Auvergne-Rhône-Alpes, Ville de Grenoble, Département de l'Isère, SACEM, Maison de la Musique Contemporaine
Remerciements Institut Français d’Alger et d’Oran
AÏCHA ALGERIA
Création 2026
Enquête sonore
Aïcha Algéria est une enquête sonore menée par Anne-Julie Rollet qui part sur les traces de son ancienne nounou oranaise pour mettre en résonance la trajectoire d’une famille française de coopérants avec l’histoire de l’Algérie post-Indépendance
"Souvent une situation, un fait de la vie, un voyage, un geste anodin avaient été le déclencheur d’une composition musicale. Et maintenant, ce sont ces aventures que je voudrais raconter et, je ne pourrais pas bien expliquer pourquoi tout à coup, ces réalisations me paraissent importantes dans mon travail".
Luc Ferrari, compositeur
Aïcha Algeria est une pièce documentaire et musicale qui conjugue musique électroacoustique et récits, le tout porté par plusieurs voix. Parmi ces voix, il y a toutes celles que j’ai enregistrées, il y a celle d’Antoine Mouton, auteur d’une commande passée pour l’occasion, celle d’Anne-Laure Pigache, vocaliste et performeuse avec laquelle je travaille depuis plus de 10 ans désormais, et la mienne.
Aïcha Algeria est une enquête sonore. Son fil conducteur est la recherche de la nounou qui m’a bercée durant mes premières années à Oran. Je n’en connais que le prénom : Aïcha. Elle a été employée entre 1967 et 1970 par mes parents alors coopérants en Algérie. A 17 ans, elle m’a accueillie et bercée
durant les premiers mois de ma vie et jusqu’à mes presque trois ans.
(...)
Après mes deux voyages à Oran entre 2024 et 2025, le prisme de mon regard change. L’empreinte coloniale est plus forte que je n’imaginais et je conscientise combien je la transporte avec et malgré moi. La question des traces de la colonisation se complexifie. Plus j’avance dans la recherche plus la question de ma légitimité se fraye un chemin dans mon esprit : est-ce que je raconte une histoire de la coopération ou une
histoire de famille en prise avec l’Algérie ? Dans cette recherche, il y a aussi un désir et un goût pour le frottement avec le réel et l’envie de profiter des qualités musicales des enregistrements et de leurs transformations. Empruntant la démarche électroacoustique, l’enjeu est de garder une forme musicale tout en racontant cette histoire dont je ne connais encore que les contours.
Anne-Julie Rollet, janvier 2026